Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT
NL: Lausanne défend de mieux en mieux
Dimanche soir, Lausanne a piégé Genève en réalisant un nouveau match solide en défense. Et tout le monde y met du sien, comme le prouvent les statistiques.
Le succès d'une équipe en play-off passe par de multiples facteurs. Tout doit se mettre en place au bon moment. Et même si tout est loin d'être parfait dans les rangs vaudois, la troupe de Geoff Ward propose un visage bien différent de celui aperçu depuis le début de l'année 2026.
Double finaliste malheureux face aux Zurich Lions lors des deux précédents exercices, le LHC a semble-t-il enclenché le "mode play-off", ce fameux état d'esprit qui accompagne les organisations qui vont loin lors des séries printanières. Dimanche soir, le LHC a dû attendre d'être mené 2-1 pour présenter un véritable esprit de révolte en laissant moins d'espaces aux Genevois. "On n'avait plus tellement le choix, expliquait le défenseur vaudois Iñaki Baragano après la rencontre. Ce sont des petits détails qui ont fait la différence: une bonne charge, un bon forecheck, une bonne passe. On a su simplifier notre jeu et sur quelques shifts, on a pris ce momentum pour ensuite marquer le 2-2 et le 3-2."
Revenu durant la pause olympique à la suite du départ de Rob Cookson, le coach assistant suédois Peter Andersson a certainement redonné une bonne assise à la défense vaudoise. "Oui, c'est clair qu'il amène toute son expérience, confirme Baragano. Je ne le connaissais pas avant, mais c'est quelqu'un qui connaît vraiment bien le hockey en général et le hockey suisse en particulier. Il nous a bien aidés, mais je pense aussi que nous les défenseurs avons augmenté notre niveau sur cette fin de saison et en play-off. Maintenant, il faut que ça continue."
Le portier des Lions peut également compter sur ses coéquipiers pour bloquer les shoots. Le LHC affiche une moyenne de 22,8 tirs bloqués en cinq parties. Seul Zurich avec 22,5 navigue dans les mêmes eaux que les Lausannois. Logiquement, si le GSHC attaque davantage, les Vaudois vont devoir se défendre. Mais il est intéressant de constater que deux Lausannois mènent ce classement avec Sami Niku et Erik Brännström, soit les deux arrières importés aux caractéristiques plutôt offensives à la base. Fabian Heldner et Aurélien Marti sont 5e et 7e, alors que le Genevois Tim Berni occupe la 10e place.
Lausanne peut ainsi également compter sur ses leaders offensifs. Dans le top 30 des meilleurs compteurs des play-off, on ne retrouve que deux Genevois. Pouliot (4 assists) est 21e et Praplan (2 buts/1 assist) campe en 29e position. Les Lions? Ils sont huit, dont sept dans le top 20. Les étrangers des Lions et les buteurs suisses répondent présents et ceci explique aussi pourquoi Lausanne a pris les devants dans cette série.
Mardi pour l'acte VI, Genève voudra faire mentir les statistiques. Les Finlandais devront se montrer sous leur meilleur jour et concrétiser leurs occasions. Stéphane Charlin devra hausser son niveau de jeu et prouver qu'il est bien un portier de classe internationale. Il n'y a que comme ça que les Aigles pourront battre Lausanne et s'offrir un septième match à domicile jeudi soir.
Euro M21: La Suisse joue gros face à l'Estonie
La Suisse affronte l'Estonie à Thoune mardi à 20h00 pour son 7e match de qualification pour l'Euro M21 de 2027. L'équipe d'Alex Frei doit éviter le faux-pas face à la lanterne rouge du groupe C.
Cette fois encore, la sélection M21, 3e au classement, n'a pas le droit à l'erreur si elle entend se hisser à la 2e place, synonyme de play-off qualificatifs. Pour l'heure, l'Islande ne devance la Suisse qu'à la différence de buts (11 points en six matches). Mais les Nordiques font face lundi à la France, leader du groupe C avec 13 unités. En cas de succès face aux Estoniens, les Suisses sont donc assurés de s'emparer de la 2e place provisoire, quelle que soit la performance des Islandais.
La Suisse se frotte à l'épouvantail norvégien
La Suisse boucle la première trêve internationale de l'année mardi à Oslo (18h00). Puissance émergente du football européen, la Norvège s'avance comme l'un des épouvantails du prochain Mondial.
Les Scandinaves s'apprêtent à retrouver le devant de la scène, vingt-six ans après leur dernière participation à un grand tournoi (Euro 2000). Emmenés par les deux superstars Erling Haaland et Martin Odegaard, ils ont survolé leur groupe de qualification pour la Coupe du monde, ridiculisant par deux fois l'Italie (3-0 et 4-1).
Leurs trois autres adversaires dans cette campagne, Israël, l'Estonie et la Moldavie ont aussi été terrorisés par le "Cyborg" Haaland, qui a marqué le total hallucinant de 16 buts en 8 matches. A 25 ans, le "serial buteur" de Manchester City compte déjà 55 réussites sous le maillot de "Landslaget" (l'équipe nationale), en "seulement" 48 sélections.
Mais l'attaque norvégienne ne se résume pas à lui, puisqu'elle a fait trembler les filets 37 fois lors des qualifications (4,6 buts en moyenne par match). Elle peut aussi compter sur l'avant-centre de l'Atlético Madrid, Alexander Sorloth, qui forme avec Haaland un duo de colosses (194 et 195 cm).
La défense suisse, qui a déjà encaissé quatre buts vendredi contre l'Allemagne, sera donc mise une nouvelle fois à rude épreuve à l'Ullevaal Stadion. Il s'agit de retrouver la belle solidité de l'automne (2 buts encaissés en 6 matches), afin de ne pas arriver à la Coupe du monde avec une arrière-garde en manque de confiance.
"Ce sera très difficile, car c'est une équipe avec une super dynamique et des grosses individualités", a présagé Breel Embolo après la défaite face à la Mannschaft. L'attaquant bâlois a comparé la trajectoire de la Norvège avec celle d'autres nations que la Suisse a affrontées ces dernières années: "Il y a eu l'Islande, le Danemark et aussi la Serbie, mais on a toujours su leur répondre. On va aller là-bas pour chercher la victoire, et j'espère surtout que tout le monde va rester en bonne santé."
La dernière rencontre entre les deux pays remonte à plus de douze ans. En septembre 2013, la sélection alors entraînée par Ottmar Hitzfeld s'était imposée 2-0 à Oslo grâce à un doublé de Fabian Schär.
Cette défaite à Amsterdam a quelque peu fait retomber les Scandinaves de leur nuage, sans toutefois remettre en cause leur nouveau statut. "Ce n'est pas l'équipe que nous avons vue lors des qualifications. Nous n'étions pas au niveau des Pays-Bas, mais nous pourrons certainement rivaliser avec eux à la Coupe du monde", a déclaré Eirik Horneland, le consultant de la NRK, la télévision publique norvégienne.
"Nous avons donné à plusieurs joueurs l'opportunité de briller, et je pense que certains l'ont fait", a pour sa part jugé Stale Solbakken, qui, comme son homologue Murat Yakin, voit en cette trêve internationale la dernière occasion de faire des tests avant le grand rendez-vous estival.
Play-off: le LHC peut rejoindre les demi-finales ce soir
Le Lausanne HC reçoit ce soir (20h00) Genève-Servette pour l'acte VI des quarts de finale des play-off de National League. Les Vaudois mènent 3-2 dans la série.
Une victoire du LHC le propulserait dans le dernier carré et enverrait les Grenat en vacances. A l'opposé, un succès des Genevois obligerait les deux équipes à se retrouver pour un septième et dernier match aux Vernets jeudi.
Play-off: Fribourg-Gottéron reste en vie
Fribourg-Gottéron a évité le pire. Victorieux 3-1 à Rapperswil-Jona dans l'acte VI de ce quart de finale des play-off, les Dragons ont égalisé à 3-3 dans une série qui se décidera mercredi chez eux.
Gottéron a pris un départ idéal dans ce duel. Solides défensivement, les visiteurs ont ouvert le score par Kapla (12e) avant de doubler leur avantage grâce à Borgström, superbement lancé par Bertschy (18e). Tous les voyants semblaient alors être au vert, Berra étant quasiment réduit au chômage technique.
Mais la période intermédiaire a été d'un tout autre tonneau. "Rappi" a dominé tant et plus, acculant les Fribourgeois dans leur camp. Berra a dû jouer les sauveurs à plusieurs reprises. Et sur son premier power-play, à nouveau inoffensif, Gottéron a même trouvé le moyen... d'encaisser un but signé Zangger (28e). Tout était relancé.
Fribourg a contrôlé la situation jusqu'à 5'53 de la sirène, quand Nemeth a pété un câble et écopé de cinq plus deux minutes de pénalité. 38 secondes plus tard, Walser a aussi écopé d'une pénalité mineure, laissant les siens évoluer à trois contre cinq. Mais heureusement pour les hommes de Roger Rönnberg, le jeu de puissance des Lakers s'est avéré aussi indigent que le leur...
Les Dragons devront évoluer à leur meilleur niveau s'ils veulent éviter que leurs adversaires ne viennent une fois encore leur faire rater leur fondue. Il leur faudra tout donner pour prolonger encore la carrière de leur capitaine Julien Sprunger.
Oslo, laboratoire à ciel ouvert pour Murat Yakin
Quelles surprises Murat Yakin réservera-t-il dans son alignement mardi soir à Oslo (18h00) ? Bien malin celui qui parviendra à deviner la composition suisse pour ce match amical contre la Norvège.
Arrivés dans la capitale norvégienne lundi en début d'après-midi, les Suisses ont livré un dernier entraînement sur la pelouse de l'Ullevaal Stadion en soirée. Une pelouse en mauvais état à en croire les journalistes locaux, désespérés d'entendre le sélectionneur suisse critiquer le pré du stade national d'Oslo.
Les suiveurs suisses étaient quant à eux davantage intéressés à deviner les desseins de Murat Yakin pour ce dernier match amical avant l'annonce de sa liste pour la Coupe du monde, qui sera révélée en mai. Fidèle à lui-même, le Bâlois est resté nébuleux, tout en distillant certaines informations.
"Nous débuterons avec des nouveaux joueurs, des joueurs frais, qui, je l'espère, sauront saisir cette chance. Je me réjouis d'envoyer les onze titulaires sur le terrain", a-t-il déclaré, confirmant également qu'il y aurait des changements à la mi-temps et à l'heure de jeu.
La présence de Michel Aebischer en conférence de presse d'avant-match laisse penser que le Fribourgeois sera de la partie mardi soir. La titularisation de Johan Manzambi, le premier joueur à sortir du banc ces derniers mois, sonne aussi comme une évidence, tout comme celle d'Yvon Mvogo à la place de Gregor Kobel devant le but.
Reste à savoir si Yakin va repasser à une défense à trois (cinq en comptant les pistons) pour résister à la puissance offensive scandinave. Cela ouvrirait la porte à une titularisation de Denis Zakaria en défense, à moins que le Genevois ne soit à nouveau testé dans le rôle de latéral droit.
Albert Korir, ex-vainqueur à New York, suspendu 5 ans pour dopage
Albert Korir, ancien vainqueur du marathon de New York, a été suspendu lundi 5 ans. Le Kényan a été testé positif lors d'un contrôle antidopage, ternissant un peu plus l'image de l'athlétisme kényan.
L'athlète de 32 ans a été déclaré positif à un dérivé synthétique d'érythropoïétine (EPO), un produit stimulant la production de globules rouges, selon l'Unité d'intégrité de l'athlétisme (AIU). Albert Korir a remporté le marathon de New York en 2021 dans un temps de 2h08'22 et en a pris la troisième place en 2023, avec un record personnel de 2h06'57. Il a également gagné le marathon d'Ottawa en 2019 et 2025.
Le 12 janvier, quelques jours après sa notification de suspension provisoire, l'athlète avait reconnu des infractions aux règles antidopage et accepté la période d'inéligibilité de six ans en conséquence, a indiqué l'AIU dans un communiqué. "L'athlète bénéficie donc d'une réduction d'un an de sa période d'inéligibilité initiale en raison de sa reconnaissance anticipée et de son acceptation de la sanction", a ajouté l'AIU.
L'athlète est ainsi suspendu pour une durée de cinq ans, du 8 janvier 2026 - date de sa suspension provisoire - au 7 janvier 2031.
L'Agence mondiale antidopage (AMA) avait déclaré en octobre que le Kenya avait réalisé des progrès "importants" dans la lutte contre le dopage et avait renoncé à imposer des sanctions au pays. Elle avait néanmoins rappelé que celui-ci restait en période probatoire pour améliorer son système de contrôle.
EN: Vallotto et Pilgrim de retour avant Suisse-Turquie
Deux rencontres décisives attendent les Suissesses face aux Turques, aussi invaincues après 2 matches. L’équipe de Rafael Navarro vise la 1re place du groupe, avec les retours de Vallotto et Pilgrim.
Le sélectionneur espagnol a procédé à trois changements dans sa sélection pour le match à domicile du 14 avril à Zurich et celui qui se déroulera quatre jours plus tard à Sinop, en Turquie. Par rapport à février, Alayah Pilgrim et Smilla Vallotto effectue leur retour dans l’effectif de 23 joueuses.
Pilgrim, l'attaquante de l'AS Rome, avait dû faire l'impasse sur les victoires contre l'Irlande du Nord (2-0) et Malte (4-1) en raison d'une blessure au genou, tandis que Vallotto, milieu de terrain à Wolfsburg, avait subi une opération des amygdales. "Toutes deux sont des joueuses importantes pour nous et sont désormais de retour en forme", a déclaré Navarro lors de la présentation de la sélection lundi à Zurich.
"Elle est jeune, très forte dans les duels et j'apprécie son attitude en défense. Lors de la finale de la Coupe, j’ai remarqué qu’elle communiquait beaucoup avec ses coéquipières et qu’elle les motivait. J’apprécie ce type de joueuse, notamment ses qualités défensives", a déclaré l’entraîneur national Navarro. Le stage qui débutera le 8 avril sera "une bonne occasion de l’initier à l’équipe A".
Les Turques ont toutefois prouvé, à l’extérieur contre l’Irlande du Nord (1-0) et à domicile contre Malte (3-0), qu’elles sont clairement les adversaires les plus redoutables des Suissesses dans ce groupe.
Capela tient la grande forme
Les Houston Rockets de Clint Capela sont facilement venus à bout des New Orleans Pelicans 134-102 dimanche en NBA. Le Genevois s'est particulièrement illustré avec 14 rebonds.
Egalement auteur de six points, Capela a une nouvelle fois démontré sa puissance sous le panier. Il a capté huit rebonds en défense et six en attaque. Les Rockets sont en bonne voie pour les play-off et devraient éviter le play-in. À huit matches du terme de la saison régulière, la franchise compte quatre victoires d'avance sur les Phoenix Suns, 7es de la Conférence Ouest.
Les Los Angeles Clippers se sont imposés 127-113 face aux Milwaukee Bucks, toujours en l'absence du Fribourgeois Yanic Konan Niederhäuser qui a dû mettre un terme à sa saison pour cause de blessure. Les Clippers ont décroché leur cinquième victoire consécutive et leur qualification pour les play-in est presque acquise.
Washington s'est incliné 123-88 face aux Portland Trail Blazers. Kyshawn George a manqué un 14e match de suite en raison d'une blessure au coude. Pour les Wizards, le championnat s'achèvera après la saison régulière. Enfin, les Boston Celtics de Jayson Tatum ont assuré leur qualification pour la phase éliminatoire pour la douzième fois d'affilée, soit la plus longue série en cours en NBA.
NL: Ajoie remercie son entraîneur Greg Ireland
Ajoie a annoncé lundi avoir mis un terme au contrat de son entraîneur Greg Ireland avec effet immédiat. Engagé en play-out face à Ambri Piotta, le club jurassien est mené 3-0 dans la série.
Le directeur sportif Julien Vauclair a été désigné pour assurer l'intérim à la bande jusqu'au terme de la saison en cours. Derniers de la saison régulière, les Vouivres ont connu la défaite à dix reprises sur les onze derniers matches.
Le coach canadien de 60 ans était en poste à Porrentruy depuis octobre 2024. Sous sa houlette, les Jurassiens ont réussi à se maintenir en première division en battant Viège en barrage de promotion/relégation en avril 2025.
Dans son communiqué, le HCA assume sa décision, estimant "nécessaire de prendre ses responsabilités pour provoquer une réaction forte et immédiate au sein de l’équipe". Le choix de Julien Vauclair "doit permettre de remobiliser le groupe sans délai".
Mardi à 20h00, les Ajoulots reçoivent les biancoblu pour l'acte IV. Le perdant de cette série pourrait devoir affronter La Chaux-de-Fonds dans un barrage de promotion/relégation, à condition que les Neuchâtelois s'imposent en finale de Swiss League face à Sierre, qui n'a pas obtenu la licence nécessaire pour être promu.
NHL: Hischier célèbre son 600e match en saison régulière
New Jersey s'est imposé contre les Chicago Blackhawks 5-3 lundi en NHL. Pour son 600e match en saison régulière, le capitaine suisse des Devils Nico Hischier a délivré deux passes décisives.
Désormais, le Valaisan est apparu à 622 reprises dans la ligue nord-américaine, si l'on prend en compte les play-off. Hischier, 27 ans, est un pilier des Devils, équipe qu'il a rejointe lors de la saison 2017/18.
Lors de ses vingt minutes passées sur la glace face à Chicago, il s'est illustré avec un bilan de +2. Ses compatriotes et coéquipiers Timo Meier et Jonas Siegenthaler ont également participé à la victoire en effectuant un assist chacun.
Ce résultat maintient mathématiquement l'espoir des Devils de participer aux play-off. Mais ils devront rattraper un retard de dix points sur la dernière place qualificative lors des neuf dernières rencontres de la saison régulière.
Déjà qualifiés pour les play-off, les Predators de Nashville du Bernois Roman Josi se sont inclinés 3-2 contre le Tampa Bay Lightning du Biennois Janis Moser, leader de la Conférence Est. Enfin, le Soleurois Lian Bichsel s'est incliné avec les Stars de Dallas à l'extérieur face aux Flyers de Philadelphie 1-2 après prolongation.
Championnat du monde: Une première défaite pour la Suisse
Les Suisses ont été défaits une 1re fois au Championnat du monde face à l'Italie 7-1 entre dimanche et lundi. Auparavant, ils avaient remporté un 4e succès de rang face à la Tchéquie 9-7 en Utah.
Face aux Tchèques, les Suisses se sont mis inutilement en difficulté. Ils ont entamé le 10e end en menant 7-4, mais ont vu leurs adversaires égaliser. La dernière pierre de la manche supplémentaire a permis à l'équipe du skip Marco Hösli de remporter les débats grâce à un coup de deux.
Cette série d'invincibilité s'est ensuite interrompue face à l'Italie. Après quatre manches, les Suisses étaient déjà dos au mur, menés 3-0. Au 7e end, les Italiens ont réalisé un coup de quatre, forçant Justin Hausheer, Simon Gloor, le skip Marco Hösli et Philipp Hösli à l'abandon.
Au classement, la Suisse occupe la deuxième place derrière la Suède, qui a remporté ses cinq matches jusqu’à présent. Le quatuor glaronais disputera son prochain match lundi soir contre la Chine (22h00, heure suisse).
Masters Miami: Sinner réussit le "Sunshine double" contre Lehecka
Jannik Sinner a remporté dimanche le Masters de Floride en battant Jiri Lehecka 6-4 6-4. Egalement titré à Indian Wells, le no 2 mondial a réussi le "Sunshine double", comme Aryna Sabalenka la veille.
Sinner a dominé le Tchèque à l'issue d'une rencontre retardée puis interrompue pendant 1h30 par la pluie, pour remporter le tournoi une deuxième fois après 2024. L'Italien de 24 ans est le premier joueur du circuit ATP à réussir le "Sunshine double" depuis Roger Federer en 2017, mais il est surtout le seul à l'avoir fait sans perdre un set lors des deux compétitions.
L'ex-no 1 mondial a ainsi conquis son 7e titre en Masters 1000, le troisième d'affilée après Paris fin 2025 et donc Indian Wells il y a deux semaines, et reste sur une série de 34 sets gagnés dans des tournois de ce calibre.
La série folle de Sinner s'appuie grandement sur son service. D'après une analyse de l'ATP, l'Italien, déjà le meilleur du circuit en 2025 sur les points gagnés au premier service (79,5%) et les jeux de service remportés (92%), a encore augmenté ses pourcentages en 2026 (81% et 94%), le faisant rentrer dans la caste des serveurs d'exception.
Dimanche, il a compilé 10 aces et 92% de points gagnés derrière son premier service, sauvant sans trembler les trois balles de break concédées, toutes dans le quatrième jeu du match. Mais il est aussi excellent en retour, infligeant au Tchèque grâce à sa longueur de balle ses deux premiers break du tournoi, un par manche.
Jiri Lehecka (22e mondial) disputait lui à 24 ans sa première finale lors d'un tournoi de ce niveau, en espérant succéder au palmarès à son compatriote Jakub Mensik. Malgré la défaite, son excellent tournoi va lui permettre d'atteindre la 14e place mondiale lundi, son record.
Sinner, qui n'avait pu disputer le tournoi l'an dernier à cause d'une suspension de l'antidopage, a ainsi marqué 1'000 points au classement, de quoi revenir à 1'190 points du no 1 mondial Carlos Alcaraz, sorti dès le 3e tour, avant la saison sur terre battue.
Equipe de Suisse: Murat Yakin assume sa revue d'effectif
Après plus d'un an d'invincibilité, l'équipe de Suisse a chuté vendredi à Bâle face à l'Allemagne (4-3). Ce dernier estime qu'une revue d'effectif a plus de valeur que le résultat d'un match amical.
Il l'avait annoncé, il l'a fait. Le sélectionneur est allé au bout de son idée en remplaçant l'intégralité de ses joueurs de champ au Parc Saint-Jacques. Le onze type qui avait émergé lors des qualifications pour la Coupe du monde cet automne, et qui tenait tête à la Mannschaft (2-2 à la mi-temps), a progressivement laissé place à des joueurs plus ou moins expérimentés.
"Nous sommes dans une phase de la saison où de nombreux matches importants ont lieu. Les joueurs ont beaucoup de minutes dans les jambes, c'est aussi pour cette raison que nous avons fait tous ces changements", s'est justifié Murat Yakin en conférence de presse.
On peut toutefois questionner la valeur de ces tests. Il est par exemple difficile de juger les trente minutes du Vaudois Alvyn Sanches, qui a fait son retour en équipe de Suisse un an après sa grave blessure au genou droit, dans une équipe à ce point remaniée qui subissait la pression d'une Allemagne mieux organisée.
Les joueurs ont d'ailleurs semblé un peu plus perplexe que Murat Yakin quant à la pertinence de cette large revue d'effectif. "Ce n'est pas facile" quand dix joueurs se retrouvent soudainement sur le terrain, a lâché Granit Xhaka, "surtout quand ceux-ci n'ont pas souvent joué ensemble."
L'attaquant valaisan des Young Boys était sorti des radars depuis fin 2024 et sa mi-temps séduisante contre l'Espagne en Ligue des nations. Il a cette fois suppléé Breel Embolo au poste d'avant-centre, avant de marquer le 3-3 d'une belle frappe du pied droit.
Monteiro semble être une solution de secours viable en cas de pépin physique du buteur bâlois, en attendant le retour de Zeki Amdouni. Le Genevois, qui a récemment repris l'entraînement après sa grave blessure au genou subie l'été dernier, a d'ailleurs été aperçu au sein du groupe suisse bien qu'il n'a pas été sélectionné pour ce rassemblement.
Murat Yakin aurait également voulu voir à l'oeuvre Noah Okafor, avec lequel il a récemment enterré la hache de guerre. Mais l'ailier de Leeds a ressenti une gêne musculaire à l'échauffement et n'a pas pu entrer en jeu. "J'aurais bien aimé lui donner vingt minutes, ce serait peut-être pour mardi", a dit le sélectionneur.
Les rocades de "Muri" devraient logiquement se poursuivre en Norvège, et permettre de désigner les gagnants et les perdants de cette trêve internationale. Une dernière occasion pour certains de convaincre le sélectionneur qu'ils méritent de faire le voyage en Amérique du Nord.
Piqué au vif, Lausanne a su réagir
Lausanne a repris l'avantage de la glace en dominant Genève 3-2 lors du 5e acte aux Vernets. Mais les Vaudois ne fanfaronnent pas.
Comme depuis le début de cette série, la première équipe qui a marqué l'a emporté. Sauf que dimanche, ce scénario fut pour le moins étrange. Mené 1-0 contre le cours du jeu, le GSHC a pris l'avantage en 91 secondes lors du deuxième tiers. Et c'est comme si ce moment avait coûté le match aux Aigles. Le LHC a su réagir et à reprendre le fil du match pour s'imposer.
A l'heure de l'interview, Damien Riat semblait particulièrement calme. Forcément que la victoire a aidé, mais l'expérience des deux dernières finales aussi. "C'est les play-off, on sait qu'un jeu peut tourner un match, glisse-t-il. C'était un bon match de play-off et on est juste déjà concentré sur le prochain match."
Interrogé sur cette scène, Geoff Ward n'a pas souhaité se montrer très précis. "J'ai vu de nombreuses choses à tous les niveaux, a lancé le Canadien. Il y a des étincelles qui changent le momentum. Je peux dire qu'on a su trouver un moyen de gagner et c'est tout ce qui compte ce soir."
L'imposant défenseur genevois a aussi rappelé une vérité pas si banale que ça: "Il faut jouer pour gagner et non pour ne pas perdre. Je pense que ça fait quand même une grande différence. Et là, ça s'est vu. On était beaucoup plus tendu et un peu plus nerveux. Alors sur des play-offs face à une équipe comme Lausanne qui tactiquement joue bien, ça peut être difficile."
Quoi qu'il en soit, la partie de mardi à Malley vaudra le déplacement, car Genève se rendra à Lausanne avec l'énergie du désespoir.
